Moi, Frimousse, je cherchais une maison. J'avais essayé, sans succès, chez les voisins, alors je suis entré chez mes Maîtres et depuis je partage leur vie. Toujours en grande forme, dans le froid de l'hiver ou près du feu, à l'ombre des framboisiers en été… Mon comportement étrange, ma santé, leur a fait souci. Ils ont eu peur que ce soit grave. Ils espèrent que je partagerai encore de nombreuses années avec eux. [...] Hélas, une autre maladie – le cancer – a eu raison de notre petit Frimousse. Il est mort, chez sa docteure, le lundi 10 avril 2017, avec nos plus tendres caresses. Les Maîtres de Frimousse
Je viens d'avoir une discussion avec mon maître. Une discussion sérieuse. Et je suis tombé de haut !
Partout les gens ne parlent que de "crise". Je croyais que tout le monde se préoccupait de ma santé à moi, Frimousse. Pas du tout ! Figurez-vous qu'il y a des gens qui, pour gagner des sous, se sont mis à parier sur le prix de n'importe quoi dans trois mois, dans six mois, dans un an – un peu comme si je pariais avec Rouxy sur le nombre de souris dans mon jardin le 1er avril. "Entre 0 et 10 tu me donnes toutes tes souris de l'année, plus de 10 je te donne toutes les miennes". Ridicule ! Comment peut-on donner ses souris quand on ne les a pas encore attrapées, et qu'on ne sait même pas si elles existent ! Et puis, quel intérêt, le nombre de souris ? C'est les souris qui sont intéressantes !
Enfin bref, il y en qui se sont amusés à ce jeu et le résultat c'est la Crise.
Des gens sont chassés de leur maison. Et leurs chats qu'est-ce qu'ils deviennent ? Des gens n'ont plus de sous pour acheter à manger, ni pour eux ni pour leurs chats.
Rien à manger ? Figurez-vous, les copains, c'est bien pire ! S'ils n'ont plus rien à manger, ils vont nous manger, nous !
Alors les minets et les minettes, préparons-nous. Ne nous laissons pas surprendre ! Aiguisons nos griffes, détartrons nos crocs. La lutte sera terrible. Vendons chèrement notre peau.
Notre peau ? Mais bien sûr qu'ils veulent notre peau ! Ils n'ont plus de sous pour acheter des vêtements !
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Je suis dans le fauteuil de mon maître. Je ne dors pas mais il croit que je dors. Il passe sa main sur mon museau, sur ma tête puis sur mon dos. Il dit : "Gentil Frimousse". Il est heureux de m'entendre ronronner. Il croit que c'est automatique, que c'est un réflexe.
Je ronronne parce que je suis heureux.